Une deuxième rencontre avec les usagers du train s’est organisée ce 10 mars 2022 pour aller plus loin sur une proposition de fiche horaire concernant la branche Ouest de l’Etoile de Veynes, entre Livron et Aspres sur Buëch. Cette ligne a fait l’objet de travaux de régénération du 15 mars au 11 décembre 2021 avec pour but de fiabiliser cet axe et d’offrir plus de confort et de régularité aux voyageurs.

Or l’exploitation pour le service 2022 a retrouvé ses 5 Allers-retours ainsi que l’Intercité de nuit. Cette exploitation est insufisante compte tenu du potentiel qu’elle possède. La ligne comptait 250 000 voyageurs/an en 2017 pour les TER et 96 800 pour l’Intercités de nuit Paris-Briançon avec moins de 10 trains par jour.

Première étape : 14 trains par jour au lieu de 10 dès 2023 !

Le premier projet travailler avec l’ARDSL propose la création de 2 AR supplémentaires entre Romans / Die pour le service 2023 (12/2022) par rotation du matériel déjà existant assurant l’AR actuel créé en octobre 2019. Il apparait en bleu sur la fiche ci-dessous.

Ce projet a été travaillé en concertation avec les usagers. Il a été présenté à l’ensemble des collectivités intéressées par le passage des trains ainsi qu’aux Autorités Organisatrices de la Mobilité coté PACA et AURA. Nous saurons à l’occasion du prochain comité des mobilités de juin s’il est choisi par l’Autorité Organisatrice de la Mobilité pour le service 2023.

Deuxième étape plus ambitieuse : 18 trains par jour, c’est possible.

Si les AOM ont la volonté d’aller plus loin pour répondre à la demande de mobilités en proposant une offre de transport collectif en moyenne par heure et notamment pour couvrir les besoins de début et fin de matinée, d’après-midi et de journée des déplacements du quotidien et touristique.

un deuxième scénario propose de passer de 5 AR actuellement par jour à 9 AR par jour.

Ce projet plus ambitieux propose la création d’une nouvelle relation matinale avec un matériel supplémentaire entre Valence Ville et Gap le matin à 7h20. Ce matériel supplémentaire pourra faire d’autres relations dans la journée, certaines en remplacement de CAR TER pour en réduire les cout. Il nécessite aussi la réouverture d’un croisement à Saillans.

« Il est à noter que le coût du kilomètre parcouru, hors charges d’infrastructure, s’établit à 7€ pour un autorail ATER 73500 de 81 places et à 1,80€ pour un autocar de 53 places, soit un écart de 1 à 4. Ce n’est pas l’autorail qui est cher, c’est la SNCF : son coût d’exploitation en France est 30% plus élevé que dans d’autres pays européens. Il pourrait être abaissé, entre autres, par une signalisation mieux adaptée aux faibles trafics et par la suppression de l’agent d’accompagnement, l’autorail ATER étant équipé pour exploitation à agent seul (EAS). » Etude de la FNAUT 02/2013.