Dans le cadre des Rencontres annuelles de la mobilité, Dromolib a organisé un atelier qui a réuni une trentaine de participants. Cet atelier a été dédié à l’accompagnement des communes rurales, à un moment clé : celui de l’après‑élections municipales, alors que les nouvelles équipes se mettent en place et que les délégations ne sont pas encore totalement définies.

Cet atelier s’inscrit dans la feuille de route 2026‑2030 de Dromolib, qui affirme la volonté de l’association de consolider son rôle d’acteur ressource, de facilitateur et de catalyseur des dynamiques locales, en particulier auprès des collectivités. Il contribue directement aux ambitions de structurer le positionnement de Dromolib auprès des communes et intercommunalités, de renforcer les coopérations territoriales et de donner du pouvoir d’agir aux acteurs locaux.

Clarifier les messages et la manière d’entrer en relation avec les communes

Les échanges ont d’abord mis en évidence l’importance de clarifier le positionnement et les messages de Dromolib à destination des communes. Les participant.es ont souligné la nécessité de s’adresser à la fois aux élus et aux technicien.nes, avec un discours simple, concret et ancré dans les réalités locales et les besoins exprimés par les habitants.

Plusieurs points clés ont émergé :

  • identifier les bons interlocuteurs dans chaque commune (élu référent et agent),
  • soigner le premier contact, via un courrier court et ciblé, incluant une demande explicite de rendez‑vous,
  • mettre en avant des retours d’expérience locaux pour illustrer ce qui fonctionne déjà,
  • privilégier des canaux d’entrée via les intercommunalités, qui jouent un rôle de relais stratégique.

La posture attendue n’est pas prescriptive : il s’agit de faire connaître Dromolib et d’, et de laisser une réelle liberté d’appropriation politique aux communes.

Des projets concrets pour donner envie d’agir

La deuxième table de travail a porté sur les projets du catalogue d’activités. Trois thématiques ont été identifiées comme particulièrement pertinentes pour les communes rurales :

  • le covoiturage local,
  • la mobilité solidaire,
  • l’autopartage local ou solidaire.

Les participant.es ont insisté sur la nécessité de mettre d’avantage en avant sur les fiches projets :

  • les enjeux auxquels elles répondent,
  • ce que la commune peut faire sans investissement financier,
  • et ce qui nécessite, en revanche, un accompagnement spécifique (animation, ingénierie, recherche de financements).

Le rôle de Dromolib comme animateur, coordinateur et soutien des acteurs locaux a été identifié comme une forte valeur ajoutée, permettant de faire vivre les projets dans la durée et de favoriser la co‑construction avec les habitants.

Financer l’action locale : un levier, pas un frein

La troisième table a permis d’aborder la question des financements. Deux grandes approches ont été discutées :

  • la recherche de financements mutualisés (fondations, mécénat, mutuelles) permettant d’accompagner plusieurs communes,
  • le co‑financement avec les communes, en rendant les coûts lisibles et en allant chercher ensemble des financements complémentaires.

Le Fonds vert, les programmes nationaux et régionaux, ou encore des projets « à tiroirs » ont été identifiés comme des pistes à explorer, en lien étroit avec les intercommunalités. Les échanges ont également souligné l’intérêt de valoriser les économies futures générées par certaines actions (moins de véhicules, moins de stationnement à créer).

Une dynamique collective porteuse pour la suite

Le tour de table de conclusion a mis en lumière la richesse des échanges et la diversité des profils présents. Plusieurs p articipant.es ont souligné la force du réseau et des coopérations, ainsi que l’opportunité offerte par la nouvelle mandature municipale pour relancer des dynamiques locales.

Au‑delà des outils et des projets, l’atelier a rappelé que le changement de comportements en matière de mobilité est un enjeu collectif, qui nécessite du temps, de l’accompagnement et l’implication des acteurs locaux.

Cet atelier constitue ainsi une étape structurante pour traduire la feuille de route de Dromolib en propositions concrètes d’accompagnement des communes rurales, adaptées à leurs moyens, à leurs temporalités et aux réalités du terrain.

Cet atelier a été cofinancé par le programme TIMS